Publié le 29/09/2020

L'évolution de nos sociétés, de la médecine et des technologies nous procurent un certain confort. Cependant, nos modes de vie modernes nous poussent vers davantage de sédentarité. La tendance s'accentue dangereusement à partir de la retraite. Pratiquer une activité physique régulière, aussi faible qu'elle soit, est essentiel pour conserver l'autonomie et l'indépendance des personnes âgées.

Avec un bon accompagnement, vos proches en âge avancé pourront vivre un vieillissement actif et améliorer leur qualité de vie.

sédentarité

Vie sédentaire : définition

D'un point de vue anthropologique, la vie sédentaire fait référence aux peuples vivant dans un habitat fixe, une tendance apparue à l'époque néolithique en opposition au nomadisme. Aujourd'hui, la définition d'un mode de vie sédentaire correspond à un mode de vie inactif, suivi par des personnes qui ne réalisent pas ou peu d'exercice physique. On parle de sédentarité lorsque les individus pratiquent moins de 90 minutes d'activité physique par semaine.

Les dangers d'un mode de vie sédentaire

La sédentarité est en constante augmentation dans notre société, plus particulièrement dans les pays les plus développés et les plus riches. Il faut reconnaître que les nouvelles technologies numériques et les transports modernes nous facilitent les déplacements et nous rendent la vie bien plus commode. Cependant nous marchons moins, et passons beaucoup plus de temps immobiles au domicile ou au travail. Les nombreuses heures passées assis à un bureau, l'augmentation des divertissements en ligne et du temps passé devant la télévision ou les écrans d'ordinateurs sont autant d'indicateurs qui démontrent que nous devenons de plus en plus sédentaires au quotidien.

Si bien que la sédentarité est aujourd'hui un véritable problème de santé publique à combattre. Depuis plusieurs années, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d'alarme et avertit des risques du manque d'exercice : la sédentarité figure parmi les dix causes principales de mortalité dans le monde, et menacerait près d'un quart de la population mondiale adulte.

 

La sédentarité chez les personnes âgées

Plus on vieillit, plus le risque d'adopter une vie sédentaire augmente. L'altération de la condition physique doit être vécue comme un phénomène naturel lié au vieillissement. Nos capacités physiques diminuent avec l'âge, et il est normal de dépenser moins d'énergie au fil du temps. Il faut cependant être vigilant à ne pas tomber dans l'inactivité. Nous adaptons nos rythmes aux différentes étapes de la vie, et le risque de sédentarité augmente progressivement au-delà de 65 ans avec la fin de l'activité professionnelle. Le manque d'activité s'installe alors comme une habitude néfaste pour la santé du senior concerné.

Les conséquences

Le manque d'activité physique peut avoir de lourdes conséquences sur la santé et le bien-être des personnes âgées, en favorisant la diminution de leur masse musculaire et la baisse de leur densité osseuse. Moins sollicité, le corps se fatigue plus rapidement. De plus, la sédentarité augmente le risque de souffrir :

  • de diabète
  • d’accident cardiovasculaire
  • de fragilité du cœur et de troubles du rythme cardiaque, entraînant des difficultés à reprendre son souffle
  • de surpoids ou d'obésité
  • de manque de motivation, de dépression
  • d’hypertension artérielle
  • de troubles  lipidiques 
  • de cancer du colon

 

Recommandations pour lutter contre la sédentarité

L'Organisation Mondiale de la Santé recommande, pour les adultes de 65 ans et plus :

  • la pratique de 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine,
  • ou au moins 75 minutes d’activité physique de forte intensité par semaine,
  • ou une combinaison équivalente d’activité physique d’intensité modérée à forte.
  • pour obtenir des bienfaits supplémentaires en matière de santé, porter à 300 minutes par semaine la pratique d’une activité

 

Et pour les personnes à mobilité réduite, il est recommandé d'instaurer  :

  • la pratique d'une activité physique pour améliorer l'équilibre et prévenir les chutes, trois fois par semaine minimum.
  • la pratique d'activités de renforcement musculaire mettant en jeu les principaux groupes de muscles, deux fois par semaine minimum.

 

L'intensité et la durée des différentes activités physiques doivent bien sûr être adaptées en fonction des pathologies et des capacités de la personne accompagnée. L'OMS recommande toutefois de réaliser les efforts physiques par tranches d'au moins 10 minutes pour obtenir un effet profitable du point de vue de l’endurance cardiorespiratoire. Lorsque l'état de santé des personnes âgées ne leur permet pas de pratiquer autant d'exercice, il faudra les inciter à être aussi actives que possible et à atteindre peu à peu un niveau minimum de stimulation physique. L'aidant doit augmenter progressivement la durée, la fréquence et l'intensité des séances ou des sorties pour y parvenir.

 

Les aides à domicile sélectionnées par Cuideo sont formées pour accompagner en douceur les personnes âgées ou dépendantes en stimulant leur activité physique et leurs fonctions cognitives.

 

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